B i e n v e n u e -------If you love me, won't you let me know ?Coldplay.

Ca y est. Tu prends ta plume. Ca peut être merdique, comme ça peut être génial.
Anticipation zéro.



Crève l'histoire parfaite, l'amour facile que l'on tire à la tombola.
Crève l'histoire afligeante, qui veut nous faire pleurer.
Crève l'histoire sans tache d'encre, sans rature.
Cela ne mérite certainement pas d'être lu.



Paradoxe.
Violence des mots.
La
The End du monde.
I'm me.
Inerte.



Je suis berçé depuis longtemps par le vent. La mer pour confidente, les cheveux volant. Je sais, je suis decoiffée. M'en fiche totale.
La moitié de l'esprit dans un écouteur,
BB, Sex Pistols, Winehouse et les autres, l'autre dans un bouquin, un vieux pavé dormant dans la poussière du grenier de ma grand-mère. Je cherche ce qui est inconsevable, "vivrais dans une bibliothéque, engloutit sous tout les vinyles de la terre. Je serais heureuse, à me cacher derrière des tas de chansons ringardes. Je fuis, je tord le cou pour ne pas que l'on me remarque et que l'on me juge. Ce monde est trop violent, trop noir et trop dur. Je valse avec soucis, ma vie.


DROIT D'AUTEUR SUR TOUT LE BLOG.
C'EST MON HISTOIRE. POINT.



SVP, soyez indulgents envers mes fautes d'orthographe...


BOUH.

B i e n v e n u e -------If you love me, won't you let me know ?Coldplay.
# Posté le mardi 24 juin 2008 10:41
Modifié le mercredi 09 juillet 2008 08:02

C h a p i t r e 1.Je vois tout, je sens tout, mille détails entrent en moi comme de longues échardes et m'écorchent vive. Mille détails que d'autres ne remarquent pas parce qu'ils ont des peaux de crocodile. K. Pancol

Katy.

Katy, jeune débaucharde aux yeux couleur prairie. Qui se cache derrière sa frange rousse et sa pâle peau, vagabonde du soleil. Je te regarde, tu mimes une grimace. Une infantile demoiselle, fêtarde attardée, guidée par un féroce appetit alcoolique. Tu passes ton regard méprisant de gens en gens, jugeant et critiquant de ta voix de crecelle. Ta vie ne se résume pas à grand chose : amours douloureux, cuites et drogue. Tu ris jaune de ma main tendue, tu frises le ridicule et tout le monde t'admire. Tu cours, plus vite encore et encore. Ne vois pas le ravin. Te raccroche juste à temps à ta musique. Et puis tu sombres, dans le sombre profond de ta vie.

Une ruelle parisienne, sombre. Qui pue les abandons de chiens et la pizza. J'habite ici.
Dans un minuscule appartement du fin fond du Paris-je-m'y-perd. Rempli de bouquins et de CD, de trucs inutiles, de souvenirs douloureux. Des photos mal cadrées, de Doisneau (plus belles évidamment...) accrochées au mur, pour cacher la peinture éccailleuse et les longues fissures. Des taches blanchâtres sur la moquette marron, cachée par des monticules de linges. La télé qui grésille dans le vide.
Je titube jusqu'au vieux canapé et m'y affale, sans autre forme de procès. La tête vide, dénuée d'esprit et de pensée. Juste un mal de crâne envahisseur qui m'empêche de réflechir. Le syndrome du jeune qui revient de boîte. La geule de bois, vous connaissez ?
Un médoc', vite.
Je me dirige vers la salle de bain, pouvant à peine ouvrir les yeux. J'es les cheveux en bataille, la peau griffée et je pue l'alcool. L'exitation de la nuit retombe durement sur mes épaules, la fatigue m'assaille. Le petit réveil du lavabo indique 7h34. La fête a finit tard.
J'évite de me regarder dans la glace, un infarctus est si vite arrivé et plonge mes mains dans le tas de cotons démaquillants, tubes d'eye-liner, rouge à lèvres, coton-tiges, trousse de toilettes, brosses à dents et autres... Dans tout ce qui fait l'apparat de la belle jeune fille, maudissant le mauvais rangement. J'attrape enfin la trousse à pharmacie et sort vite une pillule contre le mal de tête.
Et finit la journée à peine commençée sur le canapé, bavant à qui mieux mieux.


- Katy ? Katy ?

Je me reveille en sursaut.
Gros plan sur le visage de Zara, ma collocatrice et amie de toujours.
Zara me sourit, avec son grand sourire de trois mètres de long, ses dents blanches étincellantes. Elle n'a d'ailleurs que ça de blanc. Sa peau, ses yeux et ses cheveux sont noirs. Noir jais, noir profond, noir total. Zara est malienne, a un gros nez, bosse son bac S avec ardeur, reste célibataire endurcis mais continue à sourire, sourire et encore sourire. La grande naïve du monde, l'optimiste gaie et joyeuse. Parfois elle m'énerve avec sa gentillesse sans borne. Et la, elle m'énerve.

- Za... Za... Ra ! Pou"quoi tu m'réveill" ??? balbutie-je
- Parce que c'est 17 heure ! s'exclame t-elle en me relevant péniblement. Dans un 5 minutes, il ya la répèt, t'avais pas oublié quand même ?!
- Mais non... Mais non...


J'avais complétement oublié.
Je me lève en sursaut, enfile un jean propre, me brosse les cheveux, ce qui n'est pas du luxe et rattrape Zara qui marche déjà dans la ruelle, trimbalant son sac fourre-tout beige. Si je dois avouer que Zara est un paradoxe, tant les quotas de la mode, les magazines et les remarques de ses camarades devraient normalement la rendre malheureuse, elle a très bon goût pour les vêtements et sait exactement ce qui lui va ou pas. Même si elle se fiche completement de ce que pense les autres. Un exemple à suivre, moi j'dis.

- Attend-moi, Za' ! J'arrive à peine à marcher !
- Tu t'es encore enfiler des verres de vodkas à la pelle ? fit elle en ralentissent le pas.
- Tu crois pas si bien dire...
- Bon, dépeche-toi, sinon Shay et Morgan vont nous attendre.
- Je m'en fous, elles attendront. Elles y vont pas à pied, elles.


C h a p i t r e 1.Je vois tout, je sens tout, mille détails entrent en moi comme de longues échardes et m'écorchent vive. Mille détails que d'autres ne remarquent pas parce qu'ils ont des peaux de crocodile. K. Pancol
# Posté le jeudi 26 juin 2008 12:50
Modifié le vendredi 11 juillet 2008 13:46

C h a p i t r e 2.On peut réinventer chaque jour le luxe et le banal, la démesure et le commun.M.Levy

C h a p i t r e 2.On peut réinventer chaque jour le luxe et le banal, la démesure et le commun.M.Levy
Morgan.


Méprisante jeune fille.
Blonde friquée, dure et froide.
Je ne suis
pas du genre à ouvrir mon coeur.
Ni a jalousé
les filles entourées d'amour.
Je ne pleure jamais,
gardant ces foutus larmes au fond de moi.
Je ne
participe pas,
ignore les plus faibles
et quitte sans regrets
les personnes qui m'entoures.
Etouffée dans une prison dorée,
sirène des nuits transformée en sorcière au coeur de pierre.
J'impose le respect,
rit des plus faibles.
Personne n'ose
s'opposer à moi.
Je les fais tous fuir.
Je me fais fuir.




























L'odeur prude et confinée de la pièce me remontent aux narines. Je savoure l'instant, seule. Plus personne pour décider à ma place. Personne pour me voler ma vie. Personne pour dire à ma place ce que je ne pense pas. J'ai laissé ma mère à l'entrée du studio, en même temps que l'étouffement sans précédant donc je suis la victime. Elle ne me laisse pas vivre, je me venge en vivant en décalé de tous ce qu'elle aurait souhaitée. Je n'es plus peur de la solitude, plus peur de vivre sans sac Dior. Le studio est silencieux, sans un bruit. Plus la voix geignarde de ma mauvaise conscience. Le micro m'attend, un peu plus loin. On m'a souvent repprochée de chanter l'amour avec un coeur de pierre. Pire crédibilité, il n'y a pas. Ma jupe écossaisse est froissée, à force d'avoir le cul sur deux chaises. Mon téléphone sonne. Un SMS de John.
"BB, tu é ou ?"
Quelque part où je ne veux voir qu'Elles. Et pas toi, grand couillon qui croit que je t'aime et que j'apprecie que l'on m'appelle BB. Il faudra que je le plaque, celui-là. Pourquoi je suis sortis avec lui déjà ? Certainement parce qu'il doit avoir un nom de famille à ralonge et que cela fait plaisir à mes parents. Je ne me souviens même plus. Pauvre de moi, je m'en fous completement.

Une mince silhouette, reconnaissable entre toutes apparait dans l'embrasure de la porte. Ma douce Shay, l'amie de mes bons comme de mes mauvais jours. Celle qui me cannalise quand je suis en colère, celle qui m'aime pour ce que je suis et celle qui me supporte, avec mon mépris et tout ces trucs-là, qui font que j'ai un caractère de merde. Ok, je l'avoue. Super, j'en suis bien avançée.

- Les autres sont pas encore arrivées ? demande t-elle en s'installant au synthé.
- D'ici qu'elles arrivent de leur appart' paumé... On a le temps dit-je en balançant mes cheveux.


Shay fit la moue et installa ses partitions. Le silence était revenue. Pas besoin de parler quand on en voit pas l'utilité.
Une demi-heure plus tard, Katy et Zara firent leur entrée dans un bruit fracassant. Zara traversa le studio, apparament essouflé, ses baguettes dépassant de son gros sac, suivit quelques minutes plus tard par Katy, qui avançée tel un fantôme.

- Escusez-nous pour le retard, mais Katy a eu un petit probléme... fit Zara en faisant trainer un regard qui en disait long sur l'état de sa copine.

Katy grommela quelque chose et alla s'asseoir sur la premiere chaise venue.
Elle posa sa basse et soupira. Des cernes bleus entouraient ses grands yeux verts, sa pâleur habituelle avait quelque chose d'inquiétant et ses cheveux roux étaient en broussailles.
Elle revennait d'une fête, c'était criant. Je la voyais, draguant le barman et boire verres sur verres. Dansait comme une dévergondée sur la piste. Et puis je me rappelle. Un souvenir qui me fait frissonner, une douloureuse image que je ne peux effacer de mon esprit. Je te revois, Katy, deux traînées de poudre blanches tracées sur ta main. Je t'es surprise Katy et plus je cherche à comprendre, plus je m'éloigne de toi.
Pourquoi, pourquoi ?
Tu es mal, tu te caches derrière ton amertume de la vie. Mais tu sombres, lentement, lentement... Et je ne peux te retenir.

- Bon, on s'y met ? lance Shay, me faisant sortir de ma rêverie cauchemardesque.



# Posté le mercredi 09 juillet 2008 12:37
Modifié le vendredi 11 juillet 2008 16:58

C h a p i t r e 3.Sur ce sentiment inconnu, dont l'ennui, la douceur m'obsèdent, j'hésite à apposer le nom, le beau nom grave de tristesse.F. Sagan

Shay.

Je souris. Peut-être est-ce une façade, peut-être pas. J'es cette affreuse maladie qui efface tout sentiment, je ne distingue pas le bohneur du malheur. Tout m'échappe, tout glisse entre mes mains. Je ne sais plus en quoi consiste sourire, j'oublie peu à peu tous les frissons et les éclats de rires de la vie. On m'a prit ce que j'aimais le plus, une voiture dans un tronc d'arbre et la mère devient fantôme. Tu m'as quittais, las de mes larmes, las de ma grisaille coutumière. Tu m'as abandonnée, tu m'as brisé le peu de coeur qu'il me restait. Une peine d'amour, la plus affreuse qu'il soit, quand j'avais besoin de toi.
Seule devant mes touches, seule sous le regard de mes trois amies, peut-être que je pourrais reapprendre à être heureuse et malheureuse. Peut-être.



Grave et suave, la basse fit vibrer les murs. Katy ne bougeait plus, seuls ses doigts fonctionnaient. Morgan commença son rif, s'empara du micro et embrassa la pièce du regard. Ses cheveux blonds valdinguèrent autour de son visage et elle chanta de sa voix si intense et sensuelle. Ne quittant pas des yeux les rythmes entortillés de la portée, Zara transpirait déjà. Mes doigts fins et longs glissérent sur le clavier, la mechanique prit le dessus. Je ferma les yeux. Plus que pour apprécier les sons concordants, qui emplifiés, qui envahissés le studio. Un aparté de nos vies trop compliquéees, une délicieuse pause de notre existence. Nous n'avons que deux frêles épaules et tout le poids de nos soucis à porter. L'esprit ailleurs, vagabondant quelques notes harmonieuses sur le piano, je décocha un solo et m'arrêta, me laissant aller dans l'impro de la batterie.
"De la musique avant toute chose." disait Verlaine.
Et je suis bien d'accord.


C'était la répét' parfaite, celle qui brûle notre énergie. Celle dont on sort un peu moins vivant, qui nous épuise et nous fait redescendre brutalement sur terre. J'en sors grisée, blasée de retournée vivre ma vie insipide, vide de toute intensité. Je descend tourmentée de la scène. Ce qui devrait être un instant de plaisir devient cauchemar. Un instant qui vous fait violamment prendre conscience que tous ce que vous vivez est terne, sans importance. Un petit aplaudissement me réveille de mes pensées. Un homme grand, musclé et très classe sort de l'ombre. Quand j'eu finis de déchiffrer son visage aux traits durs et sevères, je n'aurais jamais, mais alors jamais imaginer que David Shaffman, le père de Morgan puisse un jour être ici. Et Morgan ne l'aime pas. Mais alors pas du tout.
C h a p i t r e 3.Sur ce sentiment inconnu, dont l'ennui, la douceur m'obsèdent, j'hésite à apposer le nom, le beau nom grave de tristesse.F. Sagan
# Posté le vendredi 11 juillet 2008 07:14
Modifié le vendredi 11 juillet 2008 09:50

C h a p i t r e 4.Certains ont l'air honnête, mais quand ils te serrent la main, tu as intérêt à recompter tes doigts. Coluche.

C h a p i t r e  4.Certains ont l'air honnête, mais quand ils te serrent la main, tu as intérêt à recompter tes doigts. Coluche.
Zara.

Chère Zara, ton nom sort tout droit d'un conte fantastique, ceux susurer à l'oreille des enfants, le soir. Tu souris sans amertume, ton rire brise le silence aigu de ces personnes hypocrites qui te frôle et qui t'ignore. Je ne connais personne de si studieux, assidus que toi. Juste et timide. Tu réconfortes, guéris, corriges la vie trop compliquée de tes amies. Tend ta main à ce qui ne vois rien. Tu es la pionnière des belles âmes, dans un monde où fraternité n'existe que sur les timbres. Tu vis dans tes rêves, mais la réalité est trop noire, trop dangereuse pour que l'on se permette de l'ignorer. Ma chère Zara, petite malienne, ouvre les yeux. Et vite.


















Je n'es jamais vu autant de haine dans les yeux de quelqu'un. Et le pire dans tout cela, c'est que je ne suis pas étonnée qu'elle vienne de toi, Morgan. Que t'as t-il fait pour que tu sois aussi méfiante, pour que ton regard soit si assassin ? Je vois le monde d'une drôle de manière, et chacun de vos actes me déroute, me dépasse. Katy à la bouche en forme de "O" étonné, Shay regarde, surprise, cet homme élégant qui vient de sortir de l'ombre.
La voix de Morgan retentit :

- Qu'est-ce que tu fais ici ?
- Mais, voyons, te voir, ma chérie, répondit cet homme si mystérieux. Cela ne te fait pas plaisir ?
- Je doute que tes intentions soit si bonnes. Tu ne t'interresses pas à la musique, tu ne la comprend pas. Tu es sourd, froid, arrogant. Tu n'as pas le droit de venir ici. C'est chez moi et chez mes amies. Va t'en.
- Ne me parles pas sur ce ton, Morgan ! s'exclama t-il


Je m'approche doucement de Shay, pour ne pas perturber la discution houleuse et lui demande :

- Qui est-ce ?
- Son père. me répond t-elle platement.


Son père ? Je comprend mieux. Morgan a toujours eu des problèmes, de ce que l'on ne peux soigner avec un pansement. Son père est banquier, sa mère, héritière de la petite fortune de sa propre mère, qui était meneuse de revue, enfin, je crois. Les paroles de Morgan pour décrire sa famille ont toujours été violentes. Sa mère l'étouffe, l'empêche de faire le moindre geste. Elle doit faire le mur pour aller en boîte, fuguée pour aller dormir chez une d'entre nous. Et son père, jusqu'à présent, avait été très souvent absent, ignorant la vie de ses trois enfants.

- Je suis venus te proposer quelque chose. fit ce dernier, d'un ton plutôt arrogant
- Je ne veux pas de tes propositions, va t-en ! rétorqua Morgan
- Tu ne veux pas entendre ce que j'ai à dire ?
- Non, certainement pas !
- Bon, je suis sure que cela t'aurais fait très plaisir, à toi et à tes amies, que je connais quelques contacts qui seraient interressés par ce que vous faites. Mais bon, si cela ne t'interresse pas...


Morgan se tut. Le silence régna, lourd. Morgan avait joué, elle avait perdu. La dernière phrase de cet homme résonna dans ma tête, encore et encore. Il traversa la salle de trois grands pas et de sa démarche élégante, se retourna et fit un sourire, un sourire mauvais. Le pire sourire que je n'avais jamais vu.
Une occasion de rêve, de la bouche d'un homme cauchemardesque. Un paradoxe, comme dit si bien Katy.
# Posté le vendredi 11 juillet 2008 14:15
Modifié le samedi 12 juillet 2008 07:17